LE PARC D'ARAGON ET D'ELSA TRIOLET

« Ecoute ce décor d’eaux et d'arbres, ne l’avons-nous pas ensemble combiné, n’est-il pas comme une grande convention que nous nous sommes l’un à l’autre faite, à demi conscients des temps qui vont venir ?

Cette vie a des bancs où s’asseoir, des chemins plantés, le subterfuge des ponts sur les ruissellements qu’en ce pays choisi l’on appelle les pleurs.

Ici lentement, tout ce qui fut s’éclaire à la fois qu’il s’estompe.

Il fallait ce décor à te mieux voir en moi.

            Il régnait un parfum de grillons et de menthes

            Un silence d’oiseaux…

 

Tout ce qui est parfum te ressemble, et le palpitement des oiseaux, la respiration du feuillage. » 

Aragon, La Mise à mort, 1965.

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LE TOMBEAU

C’est entre les deux hêtres de la Villeneuve, aujourd’hui tombés, que Elsa souhaita être inhumée. Aragon la rejoindra, douze ans plus tard, en 1982.

Les abords du tombeau forment un écrin de verdure autour des deux écrivains. Les arbustes s’enchevêtrent et le camélia nous rappelle le romantisme de leur histoire qui se poursuit à travers leurs oeuvres croisées. La suite n°5 de Bach résonne encore en souvenir de cette soirée de décembre 1970 où Rostropovitch était venu jouer pour son amie Elsa.  

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PRAIRIES, BOIS ET "PLEURS"

Une promenade, à travers les prairies, bois et « pleurs », reliés par des passerelles, attendant d'être découverts.

Des sous-bois à l’atmosphère humide, crépusculaire, et des prairies éblouissantes par leur nudité se côtoient, s’enchevêtrent.

L’authenticité du parc est renforcée par la présence d’une végétation spontanée. L’aulnaie, le cresson, les saules, les carex, les joncs, les iris des marais ou bien encore la menthe et le myosotis d’eau s’adaptent parfaitement à l’humidité des lieux.

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LA RÉMARDE

« Moi, disait-il, je n’ai pas besoin d’aller en Chine ? La Seine-et-Oise me suffit. Je parie que tu ne connais rien de ton pays. Tiens, sans aller loin, rien que la vallée de la Rémarde...

Ça, tu exagères, mon fils, répliqua Patrice, je connaissais la vallée de la Rémarde que tu étais encore dans les langes.

- Il va te la vendre, la vallée de la Rémarde ! Avant que tu aies le temps de compter jusqu’à cinq, tu te trouveras avoir signé.

- Tais-toi... la vallée de la Rémarde, je me l’achèterais ! - dit le Grammond Immobilier, rêveur.

- Tu la connais, Patte, mais tu ne l’as point regardée ! Tu as vu Rio, Buenos-Ayres, l’Amazone et la Pampa, mais tu n’as peut être pas regardé la vallée de la Rémarde... C’est comme ça qu’on va parfois chercher une femme et l’amour au diable vauvert, quand vous avez votre bonheur à côté de vous... Je ne sais pas si tu as remarqué, Patte, les arbres qui bordent la Rémarde... Ce sont des arbres comme les grands fleuves n’en ont jamais... Un petit cours d’eau, plein, calme, immobile comme un canal, rien qu’une fente entre des peupliers, des frênes énormes... et les saules qui pleurent de longues larmes vertes... »

Elsa Triolet, Le Rendez-vous des étrangers, 1956.

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LE JARDIN DE SCULPTURES

La Maison Elsa Triolet - Aragon accueille une collection permanente de sculptures qui s'enrichit chaque année des oeuvres d'artistes amis du lieu. 

Le parcours scénographié vous fera découvrir une trentaine d'oeuvres d'artistes contemporains.

 

Parcours des enfants: des pictogrammes pour partager, discuter, découvrir les oeuvres en famille.

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